Le sumo

Le sumo est un sport de lutte japonais. Le combat sumo se caractérise par le gabarit des lutteurs ainsi que par les nombreux rites traditionnels qui entourent les combats… 

Origines

Le sumo fut mentionné pour la première fois en 712 dans le Kojiki, ou « Récit des Temps Anciens », premier livre d'écriture japonaise. Le Kojiki relate la victoire de Takemikazuchi contre Takeminakata, deux dieux anciens lors d'un combat de sumo. C'est ainsi que le peuple mené par Takemikazuchi obtint la possession des îles japonaises et que fut fondée la famille impériale dont est issu l'actuel empereur.

Mis à part cette légende, il semble que les combats sumo soient apparus il y a près de 1 500 ans, sous forme de rituels religieux shinto : des combats sumo ainsi que des danses et du théâtre étaient dédiés aux dieux en même temps que des prières.

De nos jours

Les principaux tournois (Honbasho) sont diffusés à la télévision depuis 1953. Des tournées de promotion à l’étranger sont régulièrement organisées.

Les Rikishi

Littéralement : « personne instruite dans le domaine de la force », sont uniquement des hommes. Ils sont marqués dans la population avec de véritables marques de respect (o-sumôsan – littéralement Mr Sumo).

    


Lors des combats, ils ne sont vêtus que du mawashi, une bande de tissu serrée autour de la taille et de l'entrejambe, qui constitue la seule prise solide autorisée pendant le combat. Celle-ci fait réglementairement entre 9 et 14 mètres suivant la corpulence du rikishi. Ils sont coiffés selon le style chon mage : les cheveux, lissés avec de l'huile, sont maintenus par un chignon. Un rikishi garde ses cheveux longs pendant toute sa carrière active ; son départ à la retraite est marqué par une cérémonie (danpatsu-shiki) au cours de laquelle ce chon mage est coupé. Les rikishi des pisions supérieures sont coiffées en oicho-mage (le chignon a une forme de feuille de ginkgo) lorsqu'ils sont en tournoi ou en représentation.
Il n'y a pas de catégorie de poids pour les rikishi et il peut arriver que l'un des combattants ait plus du double du poids que l'autre (les poids de rikishi pouvant aller de 70 à 280 kg). Cependant, les rikishi des meilleures pisions pèsent en moyenne environ 150 kg, poids semblant le plus à même d'assurer à la fois stabilité et souplesse.
 
La vie quotidienne du rikishi est très réglementée : réveil à 5 heures du matin, entraînement, repas de midi à base de chanko nabe (fondue très calorique), sieste et repas du soir également à base de chanko nabe. Les entraînements suivent un certain nombre de rituels ancestraux et les lutteurs les mieux classés se font servir par les apprentis.



 

Le combat

Le but de chaque lutteur est d'éjecter l'adversaire hors du cercle de combat ou de lui faire toucher le sol par une autre partie du corps que la plante des pieds. L'arène est appelée dohyō, dohyō : c'est une plateforme carrée faite d'argile tassée, d'une hauteur de 34 à 60 cm. Un cercle de 4,55 m de diamètre, fait à l'aide de ballots de paille ancrés dans la plateforme, délimite l'aire de combat. Outre les lutteurs, le gyōji, gyōji - l'arbitre, est également sur le dohyō. Les juges -shinpan, les présentateurs -  yobidashi ainsi que les lutteurs suivants se trouvent autour de l'arène.

       


Avant l'affrontement, les lutteurs chassent les esprits en frappant le sol avec les pieds, après les avoir levés très haut : il s'agit du shiko. 
En signe de purification, ils prennent une poignée de sel et la lancent sur le cercle de combat : kiyome no shio, kiyome no shio. Il y a également le rituel de « l'eau de force » chikara-mizu que le rikishi boit puis recrache. Ce sont les trois gestes rituels les plus importants avant le début du combat proprement dit.

     


Le combat débute au signal du gyōji, qui présente alors l'autre face de son éventail. Après une phase d'observation, les lutteurs doivent toucher le sol avec leurs deux mains pour accepter le combat, la confrontation physique peut alors commencer. Les deux protagonistes se lèvent et s'élancent l'un vers l'autre.


 

Les combattants peuvent utiliser les prises parmi les 82 autorisées.  

L'accès au dohyō est interdit aux femmes même en dehors du combat, selon une ancienne tradition shinto considérant le sang comme une souillure (kegare), et donc les femmes potentiellement impures du fait des menstruations.

La compétition

Il y a 6 pisions.
Il y a 6 tournois principaux par an d’une durée chacun de 15 jours.
Les sekitori effectuent quinze combats par tournoi – pour les catégories supérieures.
 
Il existe différents prix, qui avec la prime octroyée, entrainent une augmentation du traitement du rikishi jusqu’à sa retraite.
Le tableau de classement est appelé banzuke, et est publié suite à chaque honbasho. Pendant le tournoi, l'objectif du rikishi est d'obtenir plus de victoires que de défaites :

  • s'il obtient une majorité de victoires, il est désigné kachi-koshi et peut alors gagner des rangs dans le banzuke.
  • s'il obtient une majorité de défaites, il est déclaré make-koshi et peut être déclassé.



Lorsqu'un ōzeki excelle au tout premier rang, la fédération peut le désigner yokozuna, champion suprême. Il est généralement nécessaire pour cela de remporter au moins deux tournois à la suite et d'être jugé moralement digne d'un tel rang, les yokozuna étant considérés comme les rikishi les plus proches des dieux, voire parfois comme des demi-dieux. Le yokozuna — qui ouvre les journées de combat par une cérémonie spéciale — preserve son titre à vie et ne pourra régresser dans les classements. Néanmoins, si ses résultats deviennent indignes d'un yokozuna, l'usage lui imposera de se retirer du monde du sumo.



 

Pour en savoir plus

Le très beau livre de Gilles Bordes – Pagès : les Sumos de Ryôgoku – Edition Déclics – 2012, est vivement conseillé. Ce photographe a fait l’objet d’une exposition en 2013 à la librairie Mollat à Bordeaux.




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