Harakiri ou Hara qui rit ?

Hara, Hara et encore Hara …tel un mantra, tout Enseignant en Shiatsu répète ce mot à longueur de cours.
Mais tendons l’oreille et écoutons la discussion entre un Maître et son jeune disciple…
-        « O Sensei,  c’est quoi le Hara ?
-        Vois-tu disciple, quand tu écoutes mes paroles, quand tu lis mes écrits, tout passe par ton Hara.
-        Alors le Hara ce sont mes yeux et mes oreilles ?
-        Oui entre autre, et bien plus encore.
-        … ???
-        Le Hara c’est toi, c’est tout ton être, c’est le Tout en toi. C’est cette zone du ventre où convergent l’action de la pesanteur et la force de réaction du sol ; c’est le point focal qui correspond à ton centre de gravité ; c’est ce pont énergétique situé entre les 2ème et 3ème chakras ; c’est un océan d’énergie ; c’est un aiguillage de la Kundalini ; c’est une marmite de potion magique …
-        Ouah ! c’est « gavé » génial ! C’est comme Obélix qui est tombé dedans quand il était petit ?
-        Certes disciple, certes. C’est « gavé » comme tu dis…
-        O Sensei dites m’en plus.
-        C’est aussi la prise sur le secteur qui te relie au Tout … Tu te souviens de tes cours de technologie ?
-        Bof, à vrai dire pas vraiment.
-        Bon, voyons ça. Je t’ai dit que c’est la prise qui te relie au Tout – ou plutôt à un super générateur, et qui fait que le courant passe. Quand le courant passe, l’ampoule peut fonctionner. Donc quand tu es relié, tu peux vivre et fonctionner. Mais ce qui se passe chez toi, se passe aussi chez moi, comme ça se passe aussi chez ton « ami » avec qui tu t’es disputé hier …
-        Ah vous savez ça aussi ?
-        Eh oui, disciple, mon Hara me l’a dit.
-        Il n’est pas cool votre Hara, Sensei …
-        Oh que si, il est cool, comme tu le dis.
-        Ouais, mais quand même ; il n’avait pas besoin de venir vous raconter tout ça !
-        Ah, ah, ah … disciple tu me feras toujours rire.
Mais revenons à nos moutons, ou plutôt à notre Hara. Que se passe-t-il quand tu fais un Shiatsu et que tu es relié ? Mais aussi avec le Hara de ton receveur, qui lui aussi est relié ?
-        Euh … je ressens le Hara de mon receveur ?
-        Exact disciple, bravo. En effet, tu sens que ton Hara et celui de ton receveur sont de même nature. Vous êtes 2 prises différentes, mais branchées sur la même source d’alimentation. Donc tu es en connexion avec ton receveur, lui et toi ne formez plus qu’un. Vous communiquez de Hara à Hara. C’est-à-dire que tu es capable de ressentir ce qu’il est, donc que tu auras une pression juste quand tu travailleras avec lui.
-        Et ça se fait comme ça automatiquement ?
-        Dans l’idéal, oui. Tu appuis sur ton interrupteur et ça y est, tu es connecté.
-        Ben oui, mais des fois, ça ne marche pas …
-        Tu sais disciple, le Hara est quelque chose que tu dois cultiver.
-        Comme les choux ?
-         … Tu es surprenant disciple, mais oui comme les choux. Bon, puisque le jardinage semble mieux te convenir que l’électricité, expliques-moi comment on peut cultiver son Hara ?
-        Il faut un terrain fertile.
-        Certes, et c’est quoi un terrain fertile ?
-        C’est le lâcher prise ?
-        Tu progresses disciple. Oui c’est le lâcher prise, c’est la neutralité, c’est ne plus être dans le maelstrom continuel de l’intellect – quoique ça t’arrive rarement, à vrai dire, de réfléchir de manière aussi intense …
-        Ouah vous êtes dur avec moi Sensei !
-        Non je te taquine. Donc il faut un bon terrain, on est d’accord, et puis quoi encore ?
-        De l’eau et du soleil.
-        C’est vrai pour les choux, mais pour ton Hara tu vas travailler ta respiration abdominale bien sûr. Tu vas faire en sorte que cette respiration soit la plus synchrone possible avec celle de ton receveur. Tu vas entrer en osmose avec ton receveur, ce qui te permettra de percevoir du rythme, de la chaleur, des vibrations … que sais-je ? Tes mains vont devenir de véritables capteurs des flux énergétiques, tu vas développer l’intelligence de tes mains – mais ça se sera une autre leçon. Ainsi cultivé, ton Hara va grandir et s’épanouir …
-        Ça me botte pas terrible cette histoire, je n’ai pas envie d’avoir un gros ventre, comme quand on boit trop de bière !
-        Disciple tu n’es pas raisonnable ! Ce n’est qu’une image bien sûr ; c’est pourquoi on représente souvent le Buddha avec un gros ventre, non pas parce qu’il a bu trop de bière, mais parce qu’il avait cultivé son Hara.
-        Ah oui je comprends mieux maintenant.
-        Bien disciple, je vais maintenant te laisser réfléchir à quelque chose. Es-tu le Moi traversé par le Tout, ou le Tout distribué par le Moi ?
-        Vous êtes sûr O Sensei que je dois réfléchir à ça ?
-        Eh oui, cher disciple, on en reparle demain. Voilà HARA CADABRA !!!
-        Oh Sensei, vous vous prenez pour Harry Potter ? »

Surprenant ce Hara ! Mais o combien d’une extraordinaire richesse ! Tentez l’expérience du Hara. C’est un voyage qui vous emmènera au plus profond de vos abysses, aux confins de l’univers. C’est un voyage d’auto-connaissance, qui nous permet de découvrir les caractéristiques complexes de notre individualité. Osez le Hara ? Osez entrer dans cette merveilleuse chorégraphie énergétique, tantôt espiègle ou capricieuse, tantôt obstinée voire grincheuse, mais toujours bien réelle.

Alors Harakiri ou Hara qui rit ?

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